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Pourquoi le journal l'hebdo politique gratuit" ?
Les lecteurs et les internautes s'interrogent
Le 13 Février dernier, nous avons lancé « L'HEDBO », le premier Journal d'Informations Générales Gratuit au Sénégal. Nous en sommes aujourd'hui à notre 37ème parution grâce surtout à la pugnacité de toute l'équipe, au soutien de notre lectorat et de quelques fidèles annonceurs. A l'heure de la gratuité dans les secteurs de la presse et de l'audiovisuel, le Groupe ISD-TECHNOLOGY a lancé sur le marché son 2ème produit depuis la France : c'est celui que vous avez entre les mains… En effet, à l'approche des élections présidentielles et législatives, nous avons décidé de lancer « L'HEDBO-POLITIQUE » qui sera édité et distribué gratuitement en France, au Sénégal, en Italie et en Espagne. Je préfère répondre dès l'entame de ce courrier, à la question que certains lecteurs ne manqueront de se poser : qui est derrière ce journal, pour quels partis politiques roulent-t-ils, et tant d'autres questions du genre… Permettez moi de vous dire tout de go, que nous ne sommes d'aucun parti politique et que notre unique motivation est de contribuer à ces joutes électorales en perspective, ô combien importantes, en organisant à chaque parution le plus grand meeting de cette campagne (100.000 lecteurs par semaine).
Loin d'être un exutoire pour l'opposition, encore moins une plateforme de soutien au gouvernement en place, notre ambition est juste d'informer les sénégalais sur les véritables enjeux de ces élections, de décrypter les propositions de tous les candidats et servir de lieu d'expression à tous nos concitoyens qui le désirent, sans exclusive.
J'ai tenu à m'adresser personnellement aux lecteurs à travers ce courrier, pour leur assurer que nous avons comme devise une parfaite objectivité et une totale indépendance dans nos analyses, critiques et propositions.
A quelques mois des élections, chaque sénégalais se pose la légitime question de savoir qui sera bien à la tête de notre pays à l'issue des élections présidentielles 2007 ? Quelle majorité se dégagera à l'Assemblée Nationale ?
Mais en deçà de ces interrogations, ces élections suscitent plusieurs questions de fond ? Avons-nous pris le temps de faire le bilan de cette « première alternance » ? Sommes-nous prêts à vivre une « nouvelle alternance » ou à tout le moins une alternative ? Avons-nous une vraie vision du Sénégal des années 2015 si oui, quels seront les moyens pour y parvenir ? Aurons- nous une vraie campagne basée sur une confrontation d'idées et de propositions et non des piques et répliques entre les différents hommes politiques, comme tout semble le présager?
Nos présidentiables doivent pouvoir être jugés selon leur aptitude à prendre en charge les préoccupations majeures qui taraudent les esprits, à savoir comment réduire le niveau alarmant de pauvreté au Sénégal (plus de 70%), comment lutter contre le chômage massif des jeunes sénégalais (plus de 50%), comment améliorer le système sanitaire sénégalais en état de délabrement avancé , comment relever le niveau d'alphabétisation du Sénégal (40%), comment régler le problème de cette émigration suicidaire, plus une multitude d'autres sujets qui constituent le souci quotidien des sénégalais de tous âges et de toutes couches sociales.
Cette litanie de maux qui nous assaillent atteste que prétendre gouverner le Sénégal, c'est d'abord prendre conscience des véritables défis à relever et être capable d'y apporter les solutions idoines, c'est ensuite, pouvoir mettre en synergie toutes les forces vives de la nation.
Ne l'oublions surtout pas, une élection présidentielle est fondée sur un triptyque : c'est la rencontre entre un homme, un projet et un peuple.
Après six années d'Alternance, la compilation des nombreuses réalisations listées sur le Site Internet officiel de campagne du pouvoir en place, est malheureusement ternie par plusieurs scandales financiers et atteintes à des libertés individuelles et ou politiques. Sans vouloir nous prononcer sur le bien fondé ou non des accusations portées, ces affaires à répétition polluent l'atmosphère et plus grave, brouillent toute visibilité.
Face à l'exigence de plus en plus forte des sénégalais, d'avoir une gestion publique des ressources économiques et humaines du pays plus vertueuse, il est urgent d'avoir un modèle alternatif de développement plus performant.
A quatre (4) mois des élections présidentielles, les stratégies de campagne semblent être dessinées : d'un côté, l'opposition tente de mettre en place le sacro-saint « TSW » (Tout Sauf Wade), de l'autre, le discours du pouvoir en place semble miser fortement sur « le Bilan » et l'absence « d'une opposition fiable et crédible ».
Nous attendons des futurs dépositaires de nos suffrages, de véritables projets d'avenir, des propositions concrètes susceptibles de nous changer la vie et de remettre en mouvement l'ensemble de la société avec nos vertus cardinales. Il s'agit tout simplement de s'attaquer aux grands problèmes de notre temps, de drainer un surcroit d'emploi et de croissance, bref, de combattre la pauvreté dans notre pays.
Ce nouveau contrat de 5 ans avec le peuple qui attend le prochain président, doit allier à notre humble avis, justice sociale, développement économique et environnement sécurisé. Il devra donc inventer les instruments qui permettront à toute décision politique de réconcilier le temps de la décision au temps de sa réalisation et en dernier à celui du Bilan. Gouverner, c'est penser en Homme d'Etat, agir en Homme d'action et mesurer l'impact de ses actes sur l'amélioration du vécu quotidien de ses concitoyens.
L'HEDO-POLITIQUE essaiera de dresser des face à face entre les différents présidentiables afin que ces derniers puissent répondre aux questions fondamentales, par exemple la garantie de l'universalité des droits fondamentaux (un logement digne, une éducation de qualité pour nos enfants, un environnement préservé, l'accès à la santé mais aussi à l'eau et à l'énergie), la prise en compte des générations futures, autant d'objectifs qui entrainent une remise en cause importante des formes actuelles de la croissance, de la richesse, du progrès et de notre façon de les mesurer.
L'approche à grands pas des élections ne doit pas occulter la nécessité de débats de fond et de confrontation des projets de société proposés par les différents candidats. Tous les partis politiques sont attendus sur ce terrain, les sénégalais veulent sortir de cette tyrannie qui consiste à faire croire que nous n'avons à choisir qu'entre tel ou tel candidat et non entre les idées et projets défendus par les différents prétendants.
. Au fur et à mesure que l'échéance arrive, l'incertitude gagne les quartiers généraux des partis politiques. L'exemple le plus édifiant a été le dernier remaniement ministériel où l'on a vu se dessiner les contours d'une stratégie « pour le second tour des élections présidentielles ».
Cette incertitude est alimentée par les questions jusqu'à présent sans réponses pertinentes : Wade avait-t-il les moyens de réussir l'alternance en sept (7) ans, a-t-il manqué de pédagogie pour expliquer aux sénégalais qu'il ne fallait pas s'attendre à des miracles en un mandat ? Son bilan est-t-il si mauvais que le disent ses détracteurs ? Les réponses offertes par la CPA avec leurs 77 propositions, correspondent-t-elles aux vrais remèdes attendus par le peuple, a-t-on estimé le montant du financement de ces propositions ? Assistera-t-on à une multiplication des candidatures au sein de la CPA ?
Une vingtaine de journalistes basés au Sénégal, en France, et en Italie, tout comme plusieurs correspondants, tenteront de vous apporter l'éclairage nécessaire sur tous ces sujets. Nous avons aussi mis en place différentes rubriques pour permettre aux lecteurs de s'exprimer à travers Vox Populi, Lu pour vous sur le Net, et Contribution...
Au nom de toute la rédaction de L'HEBDO-POLITIQUE, je vous souhaite mesdames (ah oui !) et messieurs les présidentiables une bonne campagne électorale et que le meilleur -pour le Sénégal- gagne !!!
Alioune KANDJI
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